Scan 3D de bâtiment : un relevé commun pour coordonner les corps d’état

Un seul relevé au scanner laser, partagé par tous les corps d’état : nuage de points, plans et maquette communs, avec le retour des équipes de Fabien Haglon, de la société Côté Projet.

5 min de lectureRelevé 3D
Sommaire
  1. Le relevé que nous livrons à tous les corps d’état
  2. Les cotes que chaque lot vient y chercher
  3. Un fond commun pour les plans de synthèse et les réunions de chantier
  4. Le retour des équipes de Côté Projet
  5. À quel moment du chantier nous intervenons
  6. Questions fréquentes sur le scan 3D et la coordination des lots

Sur un chantier de rénovation ou d’aménagement, le maçon, le plaquiste, l’électricien, le plombier, le menuisier et le métallier interviennent dans le même volume, souvent à quelques jours d’intervalle. Chacun part de ses cotes : le plan de l’architecte pour l’un, une prise de mesures au mètre pour l’autre, une photo prise en réunion de chantier pour le troisième. Sur les chantiers où nous intervenons, ces documents ne donnent pas toujours la même cote, et l’écart se découvre au moment de poser un garde-corps, une cuisine, une fenêtre, un escalier, une cloison ou un faux plafond.

Nous relevons le bâtiment une fois au scanner laser, et tous les corps d’état travaillent ensuite sur le même nuage de points, les mêmes plans et la même maquette.

Le relevé que nous livrons à tous les corps d’état

Notre scanner Leica RTC360 enregistre la géométrie complète du bâtiment autour de chaque station, à ± 2 mm, avec une photo HDR qui colore le nuage de points. Les stations sont assemblées dans Leica Cyclone REGISTER 360 en un nuage unique, contrôlé avant que nous quittions le site.

À partir de ce nuage, nous livrons les documents dont les lots ont besoin, tous tirés de la même mesure :

  • le nuage de points en RCP ou E57, à ouvrir dans les logiciels des bureaux d’études ;
  • les plans, coupes et élévations en DWG et en PDF ;
  • la maquette Revit ou IFC, pour les projets coordonnés en BIM ;
  • la visite du relevé en ligne, où chacun se déplace de station en station et prend ses cotes depuis un navigateur.

Les cotes que chaque lot vient y chercher

Dans le même nuage de points, chaque lot cherche ses propres cotes :

  • Gros œuvre et démolition : épaisseurs de murs, trémies, niveaux des planchers et des seuils.
  • Plomberie, chauffage et ventilation : réseaux existants, passages en faux plafond, hauteurs disponibles pour les gaines.
  • Électricité : positions des tableaux, des chemins de câbles et des percements.
  • Plâtrerie et menuiserie : aplombs, dimensions des baies, surfaces des cloisons et des doublages.
  • Métallerie : scellements, points d’ancrage et géométrie des cages, comme pour les garde-corps en cage d’escalier.

Quand une gaine et une poutre, ou un doublage et une menuiserie, se disputent le même espace, nous tirons une coupe du nuage de points à cet endroit, et les deux entreprises lisent la même cote.

Un fond commun pour les plans de synthèse et les réunions de chantier

Sur les chantiers coordonnés, nous remettons nos plans et notre maquette de l’existant au maître d’œuvre ou à la cellule de synthèse, qui y superpose les plans d’exécution des lots. La synthèse reste à sa charge ; nous lui fournissons la base mesurée. En réunion de chantier, la visite du relevé s’ouvre à l’écran, et chacun montre l’endroit dont il parle, cote à l’appui.

Le retour des équipes de Côté Projet

Les équipes de Fabien Haglon, de la société Côté Projet, travaillent à partir de nos relevés. Chaque intervenant visualise le même espace, à l’écran comme en réunion de chantier. Les arbitrages entre corps d’état se prennent plus vite, sur la coupe ou la vue du relevé que chacun a sous les yeux, et la coordination devient plus simple et plus factuelle ; les lots discutent d’une même cote mesurée et ne se renvoient plus leurs écarts.

À quel moment du chantier nous intervenons

Sur un bâtiment existant, nous relevons avant les études d’exécution : les entreprises chiffrent et dessinent sur l’état réel, sans attendre une visite commune. En construction neuve, nous relevons après le gros œuvre la géométrie réellement coulée, sur laquelle les lots de second œuvre calent leurs ouvrages.

Si le chantier transforme une partie du bâtiment, nous relevons de nouveau la zone concernée pour mettre la base commune à jour. En fin de travaux, un relevé de l’ouvrage terminé sert aux plans du dossier des ouvrages exécutés.

Scanner laser sur une toiture-terrasse avec vue sur l’Est parisien, Bagnolet
Relevé d’une toiture-terrasse en cours de chantier, Bagnolet

Questions fréquentes sur le scan 3D et la coordination des lots

Quels fichiers partager entre les corps d’état ?

Le nuage de points en RCP ou E57 pour les bureaux d’études, les plans en DWG et PDF pour les entreprises, la maquette Revit ou IFC quand le projet est coordonné en BIM, et la visite du relevé en ligne pour tous. Nous fixons les formats avec vous avant l’intervention.

Le relevé remplace-t-il les plans de l’architecte ?

Non. Nous relevons l’existant ; la conception du projet reste à l’architecte ou au maître d’œuvre, qui dessine sur notre relevé. Les corps d’état comparent ensuite le projet et l’existant sur la même base.

Quelle précision pour coordonner les lots ?

Notre scanner Leica RTC360 mesure à ± 2 mm. Le rapport de calage livré avec le nuage indique l’écart mesuré entre les stations.

Peut-on relever le chantier une seconde fois ?

Oui. Nous relevons de nouveau une zone ou un niveau quand les travaux l’ont modifié, puis l’ouvrage terminé pour les plans du dossier des ouvrages exécutés.

Les intervenants doivent-ils avoir un logiciel de 3D ?

Non. La visite du relevé s’ouvre dans un navigateur, où chacun se déplace dans le nuage de points et prend ses cotes ; les plans en PDF se lisent partout.

Confiez-nous le relevé 3D de votre bâtiment

Décrivez votre projet en quelques clics ou appelez-nous, nous vous répondons sous 48 h.